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Le programme de coopération belgo-congolais est basé sur les priorités de développement de la RDC repris notamment dans le Document de Stratégie de Croissance et de Réduction de la Pauvreté (PNSD-2), dans Plan d’Action du Gouvernement (PAG) et dans le Plan National Stratégique de Développement (PNSD) et celles de la Coopération belge au développement. Il veut contribuer au développement socio-économique inclusif et durable, à la création d’emplois et à l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base. Ces thématiques constituent le fil rouge du « portefeuille RDC », qui s’étend géographiquement sur neuf des vingt-six provinces du pays.
Priorités
- La jeunesse, formation, entrepreneuriat et emploi
Avec une enveloppe de 44,3 millions d’euros, le pilier jeunesse, formation, entrepreneuriat et emploi est orienté vers la valorisation du potentiel de la jeunesse congolaise, avec un accent particulier sur les femmes et leurs perspectives de formation et d’intégration socio-économique mais aussi d’épanouissement socio-culturel.
Les jeunes ciblés sont soutenus dans leur employabilité grâce à une formation professionnelle et technique consolidée mais aussi stimulés à l'entreprenariat et à l'emploi.
Le programme de coopération entend par ailleurs offrir aux jeunes et prioritairement aux jeunes femmes, une perspective d'avenir en termes d'épanouissement socio-culturel à travers un écosystème des services socio-culturels plus performant qui améliore l’accès des jeunes à des prestations culturelles et favorise un accompagnement vers des métiers culturels. Cette action favorise l’économie créative grâce au soutien apporté aux opérateurs culturels.
En quelques chiffres :
- 8600 jeunes bénéficient d’une formation professionnelle additionnelle ;
- Au moins 525 entreprises sont partenaires du processus de formation et d’insertion ;
- 32.000 chercheurs d’emploi soutenus dans leur projet d’insertion économique ;
- Plus de 90 jeunes artistes sont mobiles à travers 5 grands centres urbains dans les structures culturelles ciblées ;
- Plus de 50.000 jeunes atteints par les services et prestations d’opérateurs culturels kinois accompagnés et soutenus.
- Les services sociaux de base
Dotés d’une enveloppe de 74,8 millions d’euros, les services sociaux de base couvrent l’éducation de base, les services de santé et de protection sociale en santé. Les actions menées dans le secteur de l’éducation de base visent à améliorer, à retenir et à permettre aux enfants d’achever le cursus de base de huit ans dans des conditions optimales tout en veillant à l’inclusion, à la rétention et à la transition des filles et des enfants vulnérables.
Dans le domaine de la santé et de la protection sociale en santé, il s’agit d’améliorer l’accès à la santé et le bien-être de la population de façon équitable. Cette amélioration se traduit par la mise en place de systèmes de santé efficaces, durables et résilients tant au niveau central que provincial, au sein desquels la population est écoutée, soutenue et protégée notamment contre le risque financier lié aux dépenses de santé.
En quelques chiffres :
- 165 salles de classes construites ou réaménagées avec 115.00 élèves ciblés ;
- 234.000 parents mobilisés pour s’engager dans l’éducation de leurs enfants par le biais de réunions et de campagnes ;
- 120.000 habitants sont affiliés à une assurance maladie ;
- 100.000 utilisateurs des 10 centres de santé nouvellement construits et équipés bénéficient de soins de qualité.
- L’agriculture et sécurité alimentaire
Le volet agriculture de ce programme travaille à améliorer la sécurité alimentaire ainsi que les conditions de vie et les revenus des populations ciblées, notamment des jeunes et des femmes par une agriculture durable. Les actions comprises dans les 42,3 millions d’euros réservés à ce volet, concernent l’amélioration des pratiques agricoles, de gestion technique, économique et environnementale grâce à des modèles agroécologiques innovants.
Un appui aux entrepreneurs des filières agricole et alimentaire, le développement de chaînes de valeur porteuses et inclusives ainsi que la mobilisation des acteurs (locaux, provinciaux, nationaux) permettent de promouvoir un environnement favorable au développement de systèmes alimentaires durables.
- + de 900 entrepreneurs agricoles et ruraux (dont 50% de femmes) développement un projet d’entreprise ;
- + de 2000 organisations paysannes sont formées sur des pratiques agricoles durables et augment leurs revenus ;
- 8 foires provinciales sont organisées pour promouvoir l’agriculture ;
- Augmentation de la proportion de zones agricoles exploitées de manière productive et durable.
- La gouvernance inclusive
Le programme de coopération vient en appui à la consolidation de la démocratie et à l'Etat de droit au travers du renforcement de la gouvernance, avec une enveloppe de 55,1 millions d’euros.
L’établissement d’un Etat de droit implique la participation de la population dont la société civile aux engagements citoyens pour renforcer la démocratie, le développement socio-économique, la qualité des services publics et la cohésion sociale. Les principes de bonne gouvernance reposent sur une transparence dans la mobilisation et dans l’utilisation des ressources financières de l’Etat, permettant d’augmenter la qualité des services sociaux destinés aux populations.
Cette priorité d’action intègre aussi la question de la lutte contre les violences sexuelles et l’impunité (LVSI). Le programme de coopération vise l’amélioration de la prise en charge globale des victimes de violences sexuelles, le renforcement des droits des victimes afin d'obtenir la réparation par voie de justice, la coordination des politiques et actions de LVSI basées sur l'évidence scientifique et les réalités du terrain.
- 60 débats publics sont soutenus autour d’enjeux de mobilisation citoyenne au sein des médias ou au sein des entités territoriales décentralisées (ETD) ;
- 350 cadres de base et représentants de la société civile OSC bénéficient d’activités de renforcement des compétences ;
- Un cadre institutionnel pour le budget est disponible ;
- La perception de l’intégrité des services par le public évolue de manière positive ;
- Jusqu’à 1700 victimes de violences sexuelles bénéficient d’une assistance juridique.
Thèmes transversaux
- Bonne gouvernance
Le programme de coopération accompagne les institutions tant centrales, provinciales que locales afin qu’elles en ressortent plus efficaces, plus responsable et inclusives. Cela peut se traduire par des réformes institutionnelles, le renforcement des synergies entre l’État, la société civile et le secteur privé, l’aide à la mobilisation de ressources ou un meilleur engagement citoyen à l’égard des actions menées.
- Infrastructure
Le programme de coopération entend contribuer au développement des infrastructures à travers des constructions bioclimatiques, la valorisation des énergies renouvelables, l’utilisation de matériaux locaux, tout en veillant à la cohérence provinciale avec une équipe en appui technique mutualisée entre les projets.
- Digitalisation
La Belgique et la RD Congo sont convaincues que l’innovation à travers la digitalisation offre des opportunités inédites. C’est pourquoi le programme de coopération promeut la réduction de la fracture numérique dans les différents secteurs d’activité repris dans le programme 2023-2027.
- Egalité des genres
Le programme de coopération entend venir en appui à la gouvernance démocratique et combattre les inégalités de droits et de chances liées au genre. Il veut renforcer l’autonomisation des femmes. Un de ses objectifs est d’arriver à une plus grande participation des femmes aux secteurs de l’économie, de l’innovation et du numérique.
- Environnement et climat
Le programme de coopération mise sur des approches orientées vers la recherche des effets de croissance économique à long terme et entend contribuer à la préservation de l’environnement et du climat, tout en économisant les ressources naturelles et en promouvant des énergies renouvelables.